Flex

Flex
J'annonce: la vie est belle. Et cette beauté est pas difficile à trouver. Elle est partout, elle est dans le piou-piou des petits oiseaux de la campagne, elle est dans le couscous royal, elle est dans le kir-mûre, elle est dans un CD de Blankass, elle est dans les déformations du plafond au travers les bouffées de fumée d'une chicha pomme. Elle est dans l'insouciance de la petite moi vautrée par terre! Complètement flex! Enterrons la hache de guerre et fumons le H de paix! Faisons l'amour, pas la tête. Souriez, vous êtes filmés. Enjoy! Apprécions la simplicité des quartiers chelous de Paris Nord. Kiffons la live et les bulles dans le vase du narguilé. Laissons nous aller à la contemplation du ciel, des oiseaux et de ta mère. Et en l'occurence ici, du brouillard du mes poumons!

# Posté le samedi 27 mai 2006 14:20

Modifié le samedi 27 mai 2006 17:39

Chicha

Chicha
Sur mon SMS, elle me laisse un rendez-vous place des Abbesses. Après bon nombre de détours en petites ruelles escarpées et en peu trop en pente à notre goût, (aïe, mes mollets!!!) voici la Fa et son inséparable photocopie couleur Zarbi bien callées avec tous leurs achats de petites bourgeoises pouf branchées dans un sympatoche bar à chicha... Hihihi! Au programme des festivités: narguilé pomme et rêve d'un autre monde où la lune serait blonde (comme nous). Formidable, n'est-il point? Si si, je vous jure. La déco, un poil kitsch (mais un gros poil quand même, pas un petit duvet tout doux), mais super classe, les coussins en rond par terre, la table dorée gravée, j'adore, j'adhère! Alors Fa, heureuse?

# Posté le samedi 27 mai 2006 14:10

Modifié le vendredi 01 juin 2007 20:08

Art décoco

Art décoco
L'art, c'est en fait une notion assez abstraite en perpetuelle actualisation aux moeurs de ses acteurs principals, dont je fais évidemment partie! So voilà, le Coquillage et son Crustacé, pendant le cours de conception abandonné, se livre à des rituels artistiques un peu particulier... Mais l'art pictural corporel n'est pas une nouveauté, je me demande même si c'est pas un peu primaire... Vous savez, comme au temps des hommes préhistoriques qui se baladaient la culotte en l'air! bon, bah voilà, au milieu des caquettements de basse cours de nos gloussements de rires, on a donné libre cours à l'inspiration... Que donnera l'expiration?

# Posté le mardi 23 mai 2006 17:01

Chapitre proche

Où l'analyse odieusement subjective du comportement social de son voisin de palier catapulte l'auteur au trente sixième dessous sépulcrale!

Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme.
Très
proche, trop proche. C'est d'ailleurs de cette proximité que naît la nuisance du voisin.
Mais attention:
que le voisin soir proche ne doit pas nous inciter à le confondre avec le prochain, ce dernier, contrairement au voisin, pouvant être lointain. (...) En résumé, nous devons aimer notre prochain en toutes circonstances afin de ne pas encourir la colère de Dieu, alors qu'il nous suffira de respecter notre voisin après vingt-deux heures pour ne pas être emmerdés par les flics.
Vin
gt-deux heures est en réalité l'heure H et le moment clef de la vie du voisin. Jusqu'à vingt-deux heures, le voisin gnognote à petits pas mous le train-train monocorde de son fourmillement appartemental. Il morigène sa progéniture, reprend du chou braisé, exprime maintes flatulences busso-annales devant sa télévision, puis il broie du noir et moud du café pour demain, en adressant au chat en borborygmes choisis un chapelet de compliments dont la consternante imbécilité m'interdit de vous restituer ici l'énoncé fastidieux.
Sonnent alors les vingts-deux coups de vingt-deux heures amputés des douzes coups de minuit pour de raison inhérentes à la duodécimalité d'un calcul horaire dont l'ambiguïté foncière a toujours heurté mon incompétence arithmétique congénitale.
Ding din
g ding ding ding ding ding ding ding ding.
Vingt-deux heures.
Pour le voisin souris grise, c'est l'heure exquise qui le grise. Il cesse de moudre et de morigéner, il éteint le chat et la télé, et colle son oreille contre l'unique objet de son ressentiment, le mur mitoyen s'il s'agit d'un voisin d'à côté, le placher s'il s'agit d'un voisin du dessus, le plafond s'il s'agit d'un voisin volant. Et là, immobile comme un boudin au bal et plus tendu qu'une situation internationale, le voisin, la queue basse et le tympan bandé, naît enfin à la Vie. C'est son heure de vérité, sa raison d'être et le moment précis pour lui de satisfaire ses sanguinaires exigences alimentaires qui conditionneront sa survie au détriment de celle de l'Homme. Pauvres hommes, en vérité, nous n'avons pas de veines, car le voisin nous les pompe. Il écoute, le bougre, les yeux clos, retenant son souffle jusqu'aux frontières de l'apoplexie, il écoute de toutes les forces de son petit coeur mesquin, il écoute à perdre haleine, il écoute à fendre l'âme, il écoute à mourir.
Que
lquefois, il n'entend rien.
Alors, le voi
sin vasille et faseille, l'épaisseur de sa solitude lui saute à la gueule. (...)
Quel
que autre fois, dressant bien l'oreille, il m'entend souffler dans mon saxophone ou dans quelque femme amicale venue nuitamment en mon logis.
Alor
s exulte le voisin.(...) Avec la fébrilité affamée d'un rapetasseur yougoslave exploité dans le vingtième, le voisin compose frénétiquement le numéro du commissariat. Au son martial du sergent de ville de garde, il se courbe et se plie avec humilité en disant: "Bonjour, monsieur le commissaire, envoyez-moi vite une patrouille armée, j'entends qu'on est heureux derrière mon mur."

(Vivons heureux en attendant la mort / Pierre Desproges)

# Posté le lundi 22 mai 2006 17:06

Modifié le mardi 23 mai 2006 16:54

Vin mets

Vin mets
Surprise surprise, bonjour les petits amis, ou en l'occurence, bonsoir Olivier... Alors Olivier, t'avais prévu de te faire une soirée solo pizza froide/ vaisselle sale??? C'est raté! Comme tes parents sont pas là du week end, t'auras le temps de ranger l'appart' sacagé après le passage de ta bande de potes déjantés. Pourquoi je vous raconte tout ça? Bah parce que j'y étais aussi! Et j'ai adoré! Je sais pas si je préfère le pain au chocolat avec la merde au cul ou encore le coup fatal de la 3eme main qui te dit de boire, j'hésite encore entre Damien qui s'avoue être un gros bébéééééééé et Marion qui me viole avec consentement dans le couloir sombre, mais sérieux, ce fut énorme! Tiens en parlant de Marion, mattez moi une peu ste femme fatale! Puis temps qu'on est dans l'ambiance top-kiss love-peace fun-flex, bah je balance aussi la scène d'accomplement des mantes religieuses en milieu urbain!

# Posté le dimanche 21 mai 2006 18:09

Modifié le mercredi 06 juin 2007 10:01